Bouquet's blog

Vers une vie simple, saine et savoureuse Bouquet's blog retrace la vie tranquille d'une apprentie coutière qui aime le bio et le japon ! entre autre...

08 mai 2008

La liane du désir de Chitra Banerjee Divakaruni

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On est toujours rattrapé par ce que l'on fuit. À San Francisco où l'ont portée ses rêves de modernité et d'ailleurs, Anju sombre après une fausse couche, laissant son mari Sunil impuissant. À Calcutta où elle est restée vivre selon les traditions, sa cousine Sudha subit l'opprobre pour avoir sauvé sa fille Dayita en bravant les interdits. Avec l'énergie du désespoir, la première va entreprendre de sauver la seconde. Mais plutôt que les portes du rêve américain, ce sont celles d'un huis clos étouffant qu'Anju va ouvrir à Sudha et refermer sur Sunil. Car la passion qu'il nourrit depuis toujours pour cette cousine à la beauté envoûtante et qu'il avait enfoui au plus profond de lui va resurgir, faisant voler en éclats le fragile équilibre de leurs vies déracinées. Au rythme des légendes indiennes, Chitra Banerjee Divakaruni raconte le poids de la culture originelle quand elle leste le passé, sa force quand elle gonfle l'avenir.

Mon avis : Il s'agit là de la suite et fin de Ma soeur, Mon amour de Chitra  Banerjee Divakaruni dont je vous parlais il y a peu de temps.
J'avais quitté fébrileument Anju et Sudha, impatiente de connaitre la suite de leurs aventures. Toutes les 2 ont quitté l'Inde pour l'Amérique.
L'une (Anju) pour y suivre son mari (Sunil) et y poursuivre ses études.
L'autre (Sudha), divorcée, pour venir retrouver sa cousine (Anju) et offrir une vie meilleur à sa fille d'un mois, Dayita.
Seuleument, la vie va continuer à s'acharner sur ces deux femmes et elles devront une fois encore surmonter tout un tas d'épreuves.
Anju devra survivre à la perte de son bébé mort né et tenter de sauver son mariage tandis que Sudha devra trouver sa place dans ce pays qui n'est pas le sien et apprendre à aussi vivre pour elle même.
Une fois encore, l'auteur explore avec finesse et tendresse les comportements humains mais de façon beaucoup moins coloré que dans le premier roman. Le couleur et les senteurs de l'Inde laissent place à la grisaille des avenues américaines et à ses building sans âmes.
Dans un huis clos aussi palpitant qu'étouffant les 3 personnalité se mèlent, s'aiment, se déchirent ou s'affrontent : Sunil et Anju, Sunil et Sudha, Sudha et Anju...

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01 mai 2008

Ma soeur, mon amour de Chitra Banerjee Divakaruni

Rappelez-vous, j'avais été emballée par Chitra Banerjee Divakaruni, auteur indienne dont j'avais dévoré La maîtresse aux épices.

Depuis, j'ai lu bien d'autres ouvrages mais celui-ci mérite tout particulièrement que l'on s'y attarde.

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Sudha et Anju, deux cousines élevées comme des sœurs dans la maison familiale de Calcutta, sont inséparables. L'une est belle, l'autre pas; l'une est patiente et douce tandis que l'autre n'est que révolte et scepticisme. Pourtant, devenues " jumelles de cœur " dès la naissance, elles sont unies par une affection d'une force peu commune. Le Bidhata Purush, maître des destinées, ne s'est pas montré tendre envers elles. La mort de leurs pères les a fait naître, les marquant aux yeux de tous d'une tâche indélébile. Sous le regard de leurs trois " mères ", leur amitié va être confrontée aux épreuves de mariage forcé et au poids d'un lourd secret. Chacune prête sa voix à ce conte moderne et passionné où se fondent les senteurs, saveurs et mythes de l'Inde, la force de l'amitié et les chaînes des traditions.

Mon avis : j'ai retrouvée avec bonheur la magie des mots de Chitra Banerjee Divakaruni. Cet auteur décrit les choses d'une façon si particulière, si imagée, si poétique, qu'elle vous entraîne avec elle au fin fond de l'Inde et de ses mystères.
Ce roman retrace l'histoire de deux jeunes filles liées d'un amour plus fort que tout. Chacune d'entre elle nous raconte des moments de sa vie de l'enfance à l'âge adulte. J'ai beaucoup aimé cette narration qui m'a permis de si bien m'identifier aux personnages.
L'une rêve de grandes études tandis que l'autre croit aux mythes anciens et rêve au prince charmant. L'une se veut rebelle tandis que l'autre se veut douce et obéissante. Seuleument les évenements de leur vie vont les ammener à revoir leur jugement et a accepter ce qu'elles pensaient ne jamais avoir à vivre.
Derrière cette magnifique histoire d'amour se cache non seuleument un très beau conte moderne où se mélange amour, tendresse, trahison et secret mais aussi ce qu'est la condition des femmes en Inde. Les mariages forcés, les coutumes et les traditions qui peuvent nous sembler si moyennageuse à notre époque et qui pourtant ont la vie dure.
Ces 2 femmes, au témpérament si différent vont nous montrer comment elles parviendront à leur façon à lutter ou non contre les injustices, contre les non dits et les préjugés. Le tout parsemmé de saveurs indiennes qui me font tant rêver.
Un roman passionnant qui m'a littéralement envoûté.
J'ai d'ailleurs pleuré en tournant la dernière page et me suis empressée d'aller acheter la suite "La liane du désir" que je dévore actuellement.

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19 mars 2008

Confidences d'un gynécologue

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" Je suis gynécologue. "" Cette phrase suscite toujours un mélange de curiosité et de fantasmes quand Gérard Salama la prononce. Mais exercer cette profession, ce n'est pas assister, troublé, à un défilé de femmes qui se dénudent. L'auteur (Gérard Salarna est chirurgien gynécologue obstétricien. Il exerce à Paris, en milieu hospitalier et dans le privé) raconte son expérience de professionnel, témoin des joies et des douleurs des femmes de tout âge, médecin, mais aussi confident. Un livre tendre, drôle et sérieux à la fois, qui s'adresse à toutes les femmes, mais aussi aux hommes, qui sauront enfin ce qui se passe vraiment chez le gynéco...

Mon avis : Je l'ai dévoré !
A vrai dire je l'avais acheté pour le lire plus tard, en me disant qu'il serait un parfait ouvrage de vacances mais il était posé là sur ma table de chevet et il m'appelait. Je savais qu'il allait me plaire et je savais que si je mettais le nez dedans je n'arriverais plus à m'en défaire et c'est bel et bien ce qui est arrivé ! Si je m'étais écouté je le lisais en une nuit mais il faut savoir être raisonnable et j'ai besoin de sommeil.
Bref tout ça pour dire que j'ai vraiment adoré ! Le récit du docteur Salama est très pudique. On passe du fou rire (à l'anecdote des paillettes mdrrrr) à l'émotion d'une page à l'autre sans jamais se laisser. Sa vision de la femme est belle ! Si seuleument tous les hommes pouvaient voir les femmes comme lui, aucune femme ne souffrirais dans ce monde.
Tous les sujets sont abordés : la naissance, la place des hommes, le chamboulement provoqué par l'arrivée d'un bébé dans un couple, les petits tracas quotidiens, la stérilité, la jalousie, la douleur....
J'ai découvert avec stupeur que de nombreuses femmes fantasmaient sur leur gynéco (la mienne est une femme ouf !), ce qui provoque des situations parfois concasses ! Heureusement le docteur Salama arrive toujours à s'en sortir avec brio.
Mesdames, lisez ce livre ! vous ne verrez plus jamais votre gynéco de la même façon et puis faites le lire à votre homme, ça ourra aussi lui apprendre des choses ;)

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27 février 2008

Les années douces

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Présentation de l'éditeur :  Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c'est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d'une nuit d'automne... Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu'elle ne s'enfuie.

Un livre d'une délicatesse à couper le souffle.
On suit avec plaisir et tendresse les deux protagonistes à travers leurs rencontres et ces tous petits riens qui pourraient sembler si futils mais qui font naître entre eux ce sentiment si subtil et si particulier.
Ce n'est qu'à la fin, leur pudeur laissée de côté qu'ils laissent enfin s'ouvrir leur coeur.
Et c'est le coeur lourd, très lour et les larmes aux yeux que j'ai refermé ce si beau récit, rempli d'émotion.

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07 février 2008

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

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Présentation de l'éditeur : Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes. Dans la lignée d'un Tim Burton ou d'un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d'initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d'une force, d'une drôlerie et d'une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l'envelopper dans le coton de ses rêves. " Il écrit court, irréel, cinglant, doux-amer et souvent absurde, dans la grande tradition des livres pour grands enfants, de Roald Dahl au précieux Tim burton. " Les Inrockuptibles

Mon avis : De l'émotion à l'état pur, il n'y a pas d'autre mot. J'avais hâte de lire ce livre, à tel point que lorsque Jena me l'a offert j'ai laissé tous les autres en plan pour ne me consacrer qu'à lui.
J'ai retrouvé le style de Mathias avec plaisir et ai été profondément touché par son récit, si personnel.
On pourrait croire que ce roman se veut fantastique alors que pas du tout il est bel et bien encré dans la réalité. La réalité d'un deuil.
Mathias vient de perdre sa maman et doit malgré tout continuer à vivre sa vie.
"Le but du jeu pour moi, c’est de rester vivant malgré la mort". Cette phrase résume tout.
J'ai beaucoup reflechi à la lecture de cet ouvrage. Je n'ai personnellement jamais connu le deuil. Certes, mes grands parents sont décédés mais j'étais trop petite pour que cela puisse m'affecter comme cela m'affecterait aujourd'hui.
Comment réagirais-je le jour où j'apprendrais le décés de ma maman ? ou de mon père ? ou même de quelque personne proche de moi ?
Je n'en ai aucune idée.
Comment ferais-je pour continuer à vivre ? pour avancer tout de même ?
Ce livre m'a fait un electro choc et n'a fait que confirmer mon enthousiasme pour les écrits de Mathias Malzieu.

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10 janvier 2008

Littérature Indienne

Mon amour pour l'Inde, que je connais pourtant à peine, passe par ses saveurs, ses senteurs, ses couleurs alors pourquoi ne pas aller voir d'un peu plus près sa litterature ?

J'ai ainsi commandé deux ouvrages.

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La colère des Aubergines de Bulbul Sharma

Présentation de l'éditeur : Qui meurt dîne, La Colère des aubergines, Folie de champignons, Festin pour un homme mort... : quelques titres de ces récits donnent un avant-goût de leur saveur. Les histoires racontées, pleines d'odeurs de cuisine, puissamment évocatrices des rapports et des conflits entre les membres d'une maisonnée indienne, soulignent bien sûr le rôle déterminant qu'y jouent la nourriture et celles qui la préparent. Des femmes croquées sur le vif y livrent des instants de bonheur, des secrets de famille, d'amour, d'enfance qui ont parfois la violence du désir ou l'amertume de la jalousie. Mais les véritables héroïnes sont ces recettes qu'il s'agisse de confectionner un pickle de mangue, un gâteau de carottes ou un curry d'aubergines au yaourt, le lecteur goûtera, du palais et de la langue, l'alchimie des aromates indiens.

Mon avis : des récits culinaires sur l'Inde ?! forcèment j'ai foncé ! Forcément ça allait me plaire, forcément je me suis jetter dessus pour le dévorer mais....
Mais j'ai quand même été un peu surprise. Je m'attendais à un récit gourmand et joyeux, hors certains récit sont plutôt cynique ou teintés de mélancolie.
Cela n'a heureusement rien enlever à l'intérieur que j'ai porté à ce livre où les femmes sont mises à l'honneur. Ce sont en effet essentiellement des histoires de femmes que nous livre cet ouvrage : la grand-mère qui veille jalousement sur ses pickles, les familles qui se livrent une concurrence sans merci pour faire étalage de bonne chère le jour du mariage de leurs enfants, la cousine laissée pour compte et ballotée dans toute la famille mais qui refuse cependant l'émancipation, la femme et ses deux amants...
Douzes nouvelles qui sont autant de scène de la vie quotidienne en Inde aujourd'hui.
Le dépaysement est total.

A noter : chaque histoire se clôt sur une ou plusieurs recettes typiquement indiennes qui mettent l'eau à la bouche.

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La maîtresse des épices de Chitra-Banerjee Divakaruni

Présentation de l'éditeur : Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l'art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de " Première Mère " sur une île secrète de sa terre natale, l'Inde, au prix de l'obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute. C'est ainsi que, dans ce quartier d'immigrés d'Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l'épice-racine, clef intime qui restaure l'équilibre du corps et de l'âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l'amour, au risque de remettre en cause ses pouvoirs. Dans une prose imagée de conteuse, C. B. Divakaruni dose et brasse odeurs et saveurs en une composition magistralement pimentée, nous initiant à la sagesse des épices maniés comme une discipline pour soulager la détresse et servir les forces de vie.

Mon avis : J'ai tout d'abord été légèrement dérouté par la narration, ses aller-retours entre passé et présent puis je me suis laisser enivrée par les épices, envoutée par la magie et les incantations.
Je me suis attachée à chacun des personnages, à leurs histoires toutes si émouvantes mais reliée par Tilo et sa boutique. Je me suis laissé charmer par le personnage complexe de Tilo, ses doutes, ses craintes.
Dans une écriture riche de sagesse, de poésie, de douceur et de clairvoyance qui nous transporte dans la culture indienne, sa cuisine, ses odeurs mais aussi sa spiritualité.
Un vrai conte moderne où se mèlent amour, recherche de soi, partage et intégration.

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20 novembre 2007

Maliki broie la vie en rose

J'attend toutes les semaines avec impatience le nouveau strip de Maliki ! Je suis complétement fan, de ces dessins, de ses histoires, de son humour.

J'avais prévu de demander son album au papa nouel mais j'ai finalement craqué et je me le suis offert ce week end.

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Une perle ! On y retrouve tous les meilleurs strip du site, avec les chats tous choupi et tout et tout !

J'en pleure de rire au grand désespoir de chéri qui essaie de lire ou de dormir à côté de moi hihihi

Si vous ne connaissez pas encore cliquez vite : Maliki

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24 octobre 2007

Au pays des macarons - Clémence Boulouque

Ce livre je ne cherche depuis plus d'un an ! Je l'ai découvert lors d'un reportage d'Envoyé Spécial sur les macarons. Un reportage à faire baver devant sa télé !!!
Rien que la couverture de ce livre est une invitation à la gourmandise et j'étais curieuse de ce qu'il pouvait contenir !

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"Les recettes de cuisine ressemblent un peu à une carte d'identité. Il y a là des traits qui se veulent précis mais sont finalement vagues, des  renseignements qui décrivent la personne mais n'en disent rien, au fond.  Qu'est-ce que cela signifie de s'appeler Boulouque, Clémence, née le 25 juin 1977 à Paris XVIIe, 1,75 mètre, adresse, signes particuliers : néant, yeux : verts ? Qu'est-ce que cela livre de quelqu'un ? Rien. Ou si peu. Signes particuliers : bêtement émotive, très désordonnée, tendance à la nostalgie, incapable de rentrer dans une cuisine dès qu'un produit carné l'y a précédé, adorait sa grand-mère qui était une si         belle personne et faisait de si bons gâteaux, écrit un livre sur les macarons pour lui rendre hommage et sans doute pour bien d'autres raisons qu'elle ignore. "

       
A travers l'histoire du macaron, Clémence Boulouque renoue les fils et les affections de sa vie - une mémoire sucrée et voyageuse.
Il faut avoir un sacré tempérament d'écrivain pour qu'un livre de moins de 100 pages consacré aux macarons respire autant l'urgence, l'impérieuse nécessité de dire et d'écrire. L'art du macaron, Clémence Boulouque, l'un des meilleurs espoirs de la littérature française, l'a appris quand elle était petite, avec sa grand-mère adorée. En contant par le menu, dans ce délicieux opuscule, l'histoire et les secrets de cette gourmandise dont les origines remontent à plusieurs siècles, c'est d'abord à un voyage au pays de l'enfance - son enfance - que nous convie Clémence. Entre deux recettes et une virée sur les bords de la Méditerranée, où les amandiers en fleur ont «une blancheur teintée de rose», elle nous souffle à l'oreille ce secret: un macaron est une bouchée d'amour. Tout en couleurs


Mon avis : Ce livre se lit très rapidement car il est tout petit (78 pages). Certains passages (trop historiques, trop religieux) m'ont terriblement ennnuyés mais j'ai apprécié tout l'amour que l'auteur porte à cette petite gourmandise, sa façon de le décrire et de le sublimer. Un peu "pompeux" tout de même.

A lire par curiosité.


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19 octobre 2007

Ma vie de Geisha - Mineko Iwasaki

Un très beau roman que j'ai terminé il y a quelques semaines déjà mais dont je n'avais pas encore eu l'occasion de vous parler.

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" On a dit de moi que j'étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j'ai recueilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d'extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu'une profession - un véritable sacerdoce - m'ont finalement poussée à l'abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu. "
Voici le témoignage exceptionnel de celle qui fut, à maints égards, la dernière incarnation d'un art de vivre séculaire. Jugée digne de devenir l'héritière de la " maison de geishas " la plus prisée de Kyoto, Mineko Iwasaki décide de quitter ses parents pour les sauver de la misère. On lui apprend la danse, la musique, la calligraphie, la discipline. Mais elle découvre peu à peu, derrière les kimonos de soie et les réceptions prestigieuses - où magnats de l'industrie, monstres sacrés du cinéma et têtes couronnées se disputent sa compagnie -, que la condition des geishas, peu instruites et soumises au bon vouloir de leurs clients, n'évolue pas dans le japon post-féodal...

Mon avis : J'avais adoré le film Geisha et ses images sublimes. Il m'avait permis de mettre un pied dans la culture japonaise et le monde plein de mystère des Geishas.
Ce livre m'a permis de comprendre à quel point l'image que nous les occidentaux avons de ces femmes est fausses. Elles sont des exemples de courage, de féminité, l'abnégation. Elle sacrifie tout à ce art. La discipline est maitresse de leur vie, chacun de leur geste dictés par des codes régit par "le monde des fleurs et des saules"
Cette histoire autobiographique nous montre la beauté et le rafinement du japon, ses coutumes et ses lois, en tout cas une partie. Une très très belle histoire, avec des photos de Mineko Iwasaki à différentes périodes de sa vie.

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05 octobre 2007

Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb

Début septembre je lisais Autobiographie de la faim d'Amélie Nothomb, récit où elle retrace sa vie de ses 3 ans à ses 19 ans.
Comme à chaque fois que je lis cet auteur j'ai été emballée et j'ai voulu continuer l'aventure (à l'envers) en lisant Métaphysique des tubes, récit qui retrace la vie d'amélie de sa naissance à ses 3 ans.

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"Il existe des êtres qui ne subissent pas la loi de l'évolution. Ce sont les légumes cliniques", ou des tubes par où circule seule la nourriture. Ces tubes ne sont pas pour autant sans cervelle puisqu'il arrive que celle-ci, suite à un "accident fatal", se réveille soudain, et déclenche la vie. C'est exactement ce qu'a vécu la (très) jeune narratrice de Métaphysique des tubes durant les deux premières années de sa vie qui furent muettes, immobiles, végétatives, bref divines. Au sens propre, car ce singulier bébé n'ignore pas qu'il est Dieu lui-même, méditant sur ce monde qu'il hésite à rejoindre. Sous forme de monologues intérieurs, considérations philosophico-drolatiques, on déguste le récit de ces trois premières années d'une vie française au Japon, pays merveilleux où de la naissance à la maternelle, l'enfant est un dieu.

Amélie est épatante ! Elle est encore plus incroyable à l'âge de 2 ans qu'à l'âge adulte ! Elle nart sa vie d'une façon absolument fascinante.
On découvre à travers la place des enfants au japon, considérés comme des divinités jusqu'à l'âge de 3 ans.
On y découvre aussi la beauté de ce pays dont Amélie est totalement amoureuse (je la comprend !) et toutes les facettes de sa personnalité si particulière.
Un être hors du commun dont je suis vraiment fan.
Pi elle pas mimi sur la couverture ? hein ?

Posté par Bouquetdebamboo à 07:58 - Ma bibliothèque - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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